Tag : cosmos

25/03/2008 - 09:46:20

Harmoniser le Wakfu

Bling bling sur ma harpe de poche. Le mythe en construction.

Au tréfonds des labyrinthes se trouve la matière de l’inspiration.

C’est ce que je me dis, en galopant dans ce couloir sombre du ventre d’Ankama. Sur ma poitrine, contre moi, dans mon poing serré, cette clé usb de 256k, avec une image, et deux screens basse résolution. Arrachée au bureau de Fulcanelli, quand il était parti en pause thé, ce précieux trésor, dont on ne devait jamais parler – du moins pas avant septembre. At last ! Aujourd’hui, il est temps que les choses se sachent, mais encore une fois, je vais devoir jouer ma vie. Le secret de la Stasis ! L’empreinte du Wakfu ! Le point de vue neutre, l’élément clé ! Ah, il en a fallu du temps pour synthétiser ce qui ne pouvait l’être. Obtenir l’essence, le jus du monde, dans une seule phrase, pouvoir enfin contempler Wakfu dans son ensemble, tous ces fragments composant lentement l’image d’un monde grouillant, d’un béta-test battant son plein, d’une activité qui ne cesse de se développer, jour après jour – qui donc défendra ces champs de Croton customisés ? Nous pouvons aujourd’hui souffler : l’ensemble apparait, le concret émerge. J’espère ne pas me tromper. Si je me trompe, je suis foutu.



Depuis presqu’un an, j’ai travaillé à tenter d’analyser ce qu’était cette force mystérieuse qui semblait faire face au Wakfu lui-même : la Stasis. Depuis le début, je pensais que la Stasis faisait partie du Wakfu – peut-être par aveuglément face à la binarité de ce monde. Si l’on part du principe que le Wakfu est l’énergie du cosmos – le flux et le reflux de la vie – j’avais jusqu’ici envisagé la Stasis comme l’immobilisation de ce mouvement – DANS ce mouvement. Que la Stasis était un degré du Wakfu. Le fait est que j’avais cru, dans ma grande naïveté, ou ma prétention, que la Stasis était de nature cosmique, comme le Wakfu ; pire : qu’elle était donc composante du Wakfu. Rien n’est plus faux. La Stasis existe dans notre monde matériel seulement, comme les énergies élémentaires. Seul le Wakfu est cosmique, le Wakfu est la matière noire de l’univers où se lient les concepts – éternel processus de création / destruction. Ce n’est que dans notre monde matériel, où l’homme et les espèces conscientes sont capables d’exercer un jugement, que peut exister une énergie double. NOUS avons créé la Stasis. NOUS la fabriquons.



Depuis le cataclysme, le monde des 12 a envisagé qu’Ogrest était seul responsable – Ogrest, personnification du Wakfu, par son accession au Zénith. Mais non. Il y a autre chose. Bien avant Ogrest, pendant l’âge de Dofus, les hommes ont commencé à jouer avec une autre énergie, qui a affecté la nature, le climat, le réel. Personne ne savait qu’il s’agissait d’une énergie, pour eux, pour nous, il ne s’agissait que de boulons. Oui : la technologie est source de Stasis. Son interaction avec le Wakfu, déjà mis à mal par les agissements d’Ogrest, a terminé de sceller notre destin. D'où la terrible sentence entendue ce week-end sur Astrub, chantée par les oiseaux --

Wakfu est sève de Nature. Stasis est jus de Machine.




Machine au sens large. Machine au sens de présence, comme un arbre. Les machines sont les arbres de la science. On pourrait croire, dit comme ça, que la Stasis n’est que corruptrice. Pourtant, la Stasis n’est pas le mal, pas plus que le Wakfu n’est le bien. A l’intérieur du Wakfu se mêlent création et destruction. Et la Stasis utilisée pour équilibrer est souhaitable – vitale même. Les deux s’enlacent dans une danse terrible, dont l’issue devrait être fatale si personne n’y prend garde. La disparition, l’absence, l’annulation – le Néant. Avant que l’un ne prenne le pas sur l’autre, nous devons apprendre l’équilibre. Nous n’avons plus le choix.

Composons l’Harmonie.

--- many thanx to Ebe (screens) & Crounch (Wakfu / Stasis yiya)
11/01/2008 - 17:05:22

Fuite de stasis

Ouverture du rideau – Ogrest fracasse la tête d’un champion contre le mur d’une citadelle, il gronde. Devant lui, l’armée des mercenaires tremble, leurs cheveux couchés par le souffle de cette gorge mythique. Une trompette bouchée couine. Debout sur son rocher, Ogrest rugit, et le peu de survivants décampe en hurlant, loin sur la plaine, puis dans la forêt, la mer, le bateau. Satisfait, l’ogre quitte son promontoire et se dirige lourdement vers le corps blessé du Tofu. Il prend le petit animal dans sa main, dans sa grosse main, toute petite boule jaune au creux de sa paume, elle cligne des yeux.
Ogrest pleure.

*

Une Eca noire rit, cligne des yeux dans le soleil. En posant une main sur mon épaule, elle me dit : « Si tu cherches à comprendre Ogrest, tu dois en apprendre un peu plus sur son cœur. »

*

Epuisé – pantelant
Sueur sur mon front.
Ténèbres.



Où suis-je ? Les toilettes d’Ankama. Un haut plafond, et ce miroir, décuplant l’espace. J’entends les chiens aboyer dans le couloir, on leur a donné ma chapka à renifler, ils ne tarderont pas à me mettre en pièces. Je m’enferme dans la troisième cabine, je sais qu’il y a une planque, derrière la cuve, un carré de pvc laissé branlant par les architectes. Je m’y glisse, avec mon laptop, mon activebook et ma lampe torche. Dans ce boyau, dans l’intestin d’Ankama, j’avance en rampant pour tenter de trouver un endroit où je pourrais me caler, et penser. Tout le bâtiment vibre d’une nouvelle évolution, moi je m’enterre. Après le dernier post sur la Stasis, ma situation a changé. Je sais qu’ils veulent se débarrasser de moi. Je suis devenu encombrant. Dans la poche de mon blouson, j’ai ce mot, sur un bout de nappe en papier lors de mon dernier diner avec Tot au restaurant portugais : la Stasis n’existe que dans le cœur d’Ogrest.



Je n’ai jamais éprouvé une telle sensation, terreur et bonheur mêlés. Oui, je me suis trompé. Ou on m’a trompé. Quelle importance à présent ? Pour m’empêcher de révéler la véritable nature de la Stasis, on m’a fait croire des choses impossibles, on m’a donné à lire des fichiers corrompus, des archives moisies, depuis trop longtemps entassées dans les caves de l’usine. Ce que je lisais était de simples livres de comptes déguisés. Trahison ! On m’a dit : vas-y, prends, sers toi, fais ce que tu dois faire, freestyle. Face à cette montagne de papier, que pouvais-je faire d’autre ? Je me suis lancé dans un pari impossible, croyant détenir la vérité sur la nature d’un cosmos, en y collant des conceptions humaines. Mais la vérité n’existe pas, ceux qui nous font croire en l’objectivité tentent de nous faire gober leur vision des choses – et moi-même, je devenais comme eux, incapable de laisser parler le silence. Tout se transforme, tout est en mouvement. Les éléments eux-mêmes, que nous prenions pour multiples, ne sont qu’un seul et même fragment. Les diviser infiniment ne sert à rien. Tout est réunion.



Je pense à Ogrest, à ce démon terrible que dépeignent les légendes. Le mythe de la méchanceté gratuite a fait long feu. Je pense à ce terrible fardeau qu’il porte, à toute cette souffrance, exprimée par ses actes maladroits – car pourquoi ne pas penser qu’Ogrest n’est pas le destructeur dont tout le monde a peur ? Il pleure, et quand il pleure le monde se meurt. Ce ne fait pas de lui un maniaco-dépressif ou une lavette. Mais un être qui pense, qui doute, agité de soubresauts émotionnels - comme tout ce qui vit, Ogrest s'effondre parfois. Si on lui donnait le choix, laisserait-il ce monde périr ? Je l’imagine sur son rocher, je pourrais presque l’approcher, caresser son poil défraîchi, après tant d’heures de combats. Si Ogrest est assis sur le Zenith du Wakfu, après cette puissance amenée par les six Dofus primordiaux, et qu’il change le monde, notre monde, alors pourquoi ne changerait-il pas le cosmos, ses énergies, sa structure ? J’ai été si prétentieux, de croire qu’on pouvait concevoir un système cosmique sans tenir compte de son point d’ancrage. Je n’avais pas compris à quel point cet aspect est important, malgré sa monstruosité, sa brutalité et sa radicalité. C’est là que se trouve le vrai ordre de l’univers, autour de quoi s’est restructuré le cosmos. C’est dans son cœur blessé, meurtri, que se trouve la clé.

(merci à crounch pour les dessins !!!)
23/11/2007 - 17:03:59

Le voyage immobile

Juste un mot, en coup de vent, depuis le bord de mon bureau, jonché de papier, de diagrammes et de cadavres de bouteilles d’eau : la Stasis, cette inconnue. Prenez de l'aspro, c'est pas évident (on en viendra aux mythes concernant la stasis dans un prochain post). Au tout début, donc, il y avait cette étrange notion de transparence en mouvement, que certains esprits lents ont pris pour de la glace – bien sûr qu’à un niveau purement visuel, un effet de stasis pourrait saisir la rétine et lui imprimer le souvenir d’une vitre translucide. Cependant – nous savons désormais que le Wakfu représente la totalité des énergies de l’univers, qu’elles soient conservées dans l’enceinte de notre plan matériel (les énergies élémentaires) ou en liberté à travers les strates célestes (les énergies cosmiques). Il y a huit énergies en tout, quatre de chaque côté du Wakfu - permettez moi d'oser une simple analogie avec un espace en deux dimensions où existent une gauche et une droite. D’après mes renseignements, confiés par un des anciens disciples de Fulcanelli depuis converti au shintoisme, les vibrations cosmiques sont liées à la soustraction, et les sons élémentaires sont liés à l’ajout. Ce qui reviendrait à dire que, d’un côté comme de l’autre, on retranche (on détruit) et de l’autre on ajoute (on créé). Le principe de l’univers, la ligne du Wakfu, est cette synthèse parfaite pour équilibrer un univers fini (un œuf, comme j’ai déjà pu vous l’exposer dans mon papier sur la grande omelette cosmique). Le Wakfu est donc composé d’un nombre de création et de destruction égal.



Notre sujet est la Stasis, énergie cosmique par excellence, un principe destructeur. Mais destructeur de quoi ? C’est là où les théories sur une énergie cosmique de glace s’écroulent. La glace est simple eau gelée, sans eau, pas de glace (quoiqu’on pourrait arguer que des assembleurs cosmiques puissent opérer des conversions d’énergies dont le déchet serait, oui, pourquoi pas, de la glace). J’ai pu observer, sur le forum, des choses très intéressantes (on pourra d’ailleurs s’y reporter ici), mais la vérité semble bien plus complexe. La Stasis est une énergie parmi d’autre, et ce qu’elle détruit est l’espace. On pourra se référer, pourquoi pas, à une essence, qui permettrait de plier l’espace, mais il ne s’agit pas d’un produit distillé, ou d’un processus. Il s’agit d’un concept, qui échappe forcément à l’idée que nous, simples humains, nous pouvons nous faire d’un principe de mouvement cosmique. Car oui le Cosmos bouge. A l’échelle humaine, nous ne pouvons pas même envisager comment une masse infinie, ce vaste inconnu sans forme, dans lequel se trouve l’Œuf Cosmique de notre univers et que nous appelons Mer de l’Oubli, comment tout ceci pourrait bouger, se mouvoir, se déplacer. C’est subtil, c’est céleste, ça nous dépasse et nous n’aurons aucune réponse. Pourtant, aujourd’hui, tous nos instruments nous le hurlent : la matière noire existe, le monde autour de nous, que nous croyons vide, est en réalité plein.



Ainsi donc, la Stasis serait l’expression de ce mouvement. Un corps céleste qui se déplace semble ne pas bouger, et c’est de ce phénomène que nous tenons l’explication du terme Stasis. Déplacer sans bouger. Les applications de la Stasis dans le monde matériel ont, de toujours, eu des conséquences phénoménales : maintenir quelqu’un en animation suspendue, ralentir, accélérer la réalité, mettre en pause. Les Xelors utilisent largement la Stasis dans l’exercice de leurs sorts sur le temps : ils s’en servent comme d’un moyen d’interagir avec des domaines élémentaires, restituant l’aspect des choses à des états antérieurs ou postérieurs. Tout cela est très technique en vérité, et c’est pour cela que nous devons considérer la Stasis comme un outil extrêmement dangereux. Déplacer du néant peut créer des trous, déchirer le film si fin qui cerne la coquille interne de lOeuf, la paroi entre le plan matériel et le plan éthéré, cette membrane tampon qui nous sépare du vide astral. Mais correctement utilisée, cette destruction d’espace (un pas après l’autre, le mouvement «digère » la distance qui nous sépare d’une cible) est un moyen efficace de conserver en l’état certains moments idéaux, comme des instantanés de réel, qu’on pourrait modeler à volonté. Il n’est donc pas si fou d’envisager que, jadis, il y a très longtemps, quand l’horloge de Xelor fut bâtie en ciment de Stasis, cette énergie avait permis d’empêcher le temps lui-même de s’écouler, créant un instant éternel entre la création du monde et celle de la dimension vulgaire, humaine, du temps. Cette époque où les mystères de Wakfu se forment, protégés par un voile de mouvement invisible.
12/10/2007 - 16:20:15

La grande omelette cosmique

Combien de temps depuis mon dernier post ? Tellement de choses se sont passées : les fouilles d'Istanbul, la poupée, le retour à Lille en dirigeable, mon appartement saccagé, tous mes disques durs vidés, les hommes de mains de Fulcanelli qui m'intimident au téléphone... La boucle est bouclée. Me revoilà au point de départ. Dans les toilettes d'Ankama. Vrai, depuis que je suis parti, le décor à changé : les toilettes sont devenues un vrai palace, avec plafond géant qui me fait sentir comme cafard, et un miroir versaillais qui grossit mon derrière. De toutes façons, j'ai pas le temps de m'admirer, chaque seconde, chaque minute m'est comptée et cette poupée ne ///


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(interruption de signal)

flute, encore perdu. Stupide, stupide Wi-fi. C'est pas parce que les toilettes sont plus vastes que le signal est plus simple à garder. Où en étais-je ? Ah oui. La poupée. Devant moi, sur le sol, une poupée russe dévissée, un cadeau de mon guide après mon voyage en turquie. Dans le hall d'embarquement, juste avant que je quitte la chaleur, il m'avait dit : "Comprends la poupée tu comprendra le Wakfu." Tu parles. J'ai compris oui, mais ce que j'ai compris, c'est que j'ai rien compris. Ah, si seulement j'avais entre mes mains ces outils, ces instruments précieux qui me permettraient de saisir plus intimement le fonctionnement des énergies cosmiques. Je pensais avoir trouvé une première piste, mais mon voyage à Istanbul a tourné au fiasco. Tout le monde se demande pourquoi notre monde réel recélerait des vestiges de DOFUS ou de Wakfu. La vérité, et si j'ai raison, c'est le monde tout entier qui pourrait vaciller, c'est que notre monde matériel n'est qu'un aspect d'un tout bien plus vaste. Entre le moment où l'homme est apparu à la surface de la terre et le commencement des premières civilisations connues, il a pu se passer tant de choses, et c'est dans cet interstice que se jouent tous les grands mystères. Tout comme ce qui se serait déroulé avant la construction de l'Horloge de Xelor recèle la clé de la venue d'Ogrest. Notre monde et le monde de Wakfu évoluent en parallèle, et ce serait une terrible erreur que de ne pas le voir. Tout ce que nous vivons ici, nous le vivons là-bas. C'est une question d'intensité, n'est-ce pas ?



Mais comment faire pour unir nos deux mondes ? La solution se trouve forcément dans cette appréhension nécessaire du cosmique et de l'élémentaire. J'en reviens à ces instruments de mesure, lien essentiel entre le virtuel et le réel, qui me permettrait de nouer ce qui a été séparé. Grâce à l'aide de mon guide, ancien partenaire maudit du sombre Fulcanelli, j'ai réussi à entrer secrètement sur le site des fouilles de Tublunkanir,où mes contacts m'avaient révélé l'existence de la pierre morte, ce pendule enutrof sensible aux courants du néant, mais je n ai pu me le procurer, seulement le voir, enveloppé dans un tissus blanc. Je sais aussi que chaque dieu disposait d'un instrument pour prendre la température du cosmos : le pendule Enutrof, la balance Feca, la flèche chercheuse Cra, le dé à 30 faces Ecaflip, la tireuse Pandawa, la poudre d'Eniripsa, le bousier Osamodas, l'arrosoir Sadida, les gants Sram, le sablier Xelor, l'antenne Iop et la seringue Sacrieur. Je peux me tromper, bien sûr, mais chacun de ces objets était un moyen pour sentir les courants cosmiques, et les utiliser pour dieu sait quoi. Personne ne sait où se trouvent ces reliques aujourd'hui, mais quelque chose me dit qu'elles referont surface quand le monde hurlera trop fort. Car le monde hurle. Les effets du cataclysme s'installent durablement, et c'est seulement en retrouvant le chemin des énergies cosmiques que l'on pourra essayer de rivaliser avec Ogrest. Dans le subtil équilibre entre les énergies élémentaires qui régissent notre plan matériel et les rayons cosmiques venus de la grande mer de l'Oubli se trouve le Wakfu.



Pianotant sur mon portable, je regarde ce diagramme de l'univers de Wakfu sous 3DsMax. Un oeuf. Il m'aura fallut six mois pour arriver à cette conclusion. L'univers est un oeuf. Un Dofus. C'était évident, c'était sous mes yeux, et je n'ai rien voulu voir, obsédé que j'étais par la platitude de nos dimensions limitées. Imaginez un univers gigogne. Une poupée russe. Chaque poupée est une dimension. La plus grosse poupée, la poupée mère, serait la croûte, la coquille. Le plan matériel. A partir d'elle, comme un mille-feuilles, se dévoileraient les plans intérieurs : le plan éthéré tout d'abord, gorgé des rêves des habitants du monde matériel, un plan de transition, une vaste décharge ; le plan astral ensuite, là où résident les êtres invisibles, un filtre épurant les émanations de ces espoirs entassés dans l'éther ; le plan divin ensuite, voisin du plan démoniaque, où vivent les âmes les plus puissantes de l'univers... et Incarnam, tout au fond de l'oeuf, à la convergence de toutes les dimensions connues. Où les âmes naissent et, dans leur course folle vers le plan matériel, se chargent d'une puissance mystique pour commencer leurs nombreux cycles de réincarnations... Quant au Wakfu, il est cette ligne qui traverse l'univers, comme une aiguille, permettant aux âmes de circuler et de goutter en dehors. Tout est si beau, c'est presque parfait, même si de nombreuses choses restent floues. Osamodas est venu du plan divin pour faire du plan matériel un lieu de vénération pour les dieux. Mais Osamodas est dans l'oeuf, comme nous tous. Si le monde est un Dofus, alors chaque dofus contient en lui une miniature d'univers. Mais nous savons aussi qu'un dofus nait de l'amour d'un dragon pour une femme, de quelle femme, et de quelle dragon, est né l'univers ? Cette femme, élémentaire, et ce dragon, cosmique, sont la clé de toute ma théorie. Et qui aurait planté cette aiguille du Wakfu dans l'univers ? Tout monde ainsi créé est-il condamné ?

Vite, une aspirine.

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